Le MINMIDT proscrit le désordre à Betaré-Oya

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« Le désordre ne sera plus toléré »

Entretien avec Ernest  Gbwaboubou,  Ministre des Mines, De l’Industrie et du Développement Technologique.

Qu’est-ce qui est préconisé pour que des incidents comme celui de Longa-Mali et bien d’autres ne se répètent plus dans les sites miniers ?

A l’endroit du sous-préfet, de l’autorité administrative en général, une recommandation forte a été faite. Ce dernier doit tenir les réunions des concertations au moins une fois par mois, en associant les responsables des sociétés d’exploitation minière, les populations riveraines et les autorités traditionnelles. Ces gens sont appelés à vivre ensemble. Si ce sont des sociétés en règle vis-à-vis de l’administration, elles ont intérêt à travailler avec ces populations. Mais si elles ne sont pas en règle, les autorités doivent tirer des conséquences qui s’imposent, suspendre et même demander à ces gens là de pouvoir liberer.

Qu’en est-il de la restauration des sites miniers ?

Sur le terrain, nous avons vu des trous non restaurés. C’est un dossier qui nous tient à cœur. Le CAPAM est en négociation avec une ou deux sociétés qui veulent bien passer à l’action. Nous sommes en train d’étudier les conditions que les sociétés nous posent. Elles auront besoin des partenaires technico-financiers. Nous sommes en train de voir comment ils peuvent accepter les conditions du gouvernement avant de signer les conventions qui pourront leur permettre de passer à l’action. Le nouveau code minier a prévu les comptes séquestres, qui ne sont pas encore fonctionnels, mais on va trouver une solution palliative pour résoudre ce problème. Le désordre ne sera plus toléré.

Dans cette dynamique que peut apporter le nouveau code minier ?

Il est révolutionnaire. Et l’innovation majeure du nouveau code minier, c’est le contenu local ou « content local ». Désormais, pour avoir une convention minière, il faut que les sociétés qui viennent exploiter s’associent avec les populations et l’administration. Les populations posent leur problème, la société dit ce qu’elle est capable de faire, l’administration entérine. Ensemble, les parties signent ce cahier de charges. Ça rentre dans la convention. L’autre volet, c’est le volet social. Il faut prendre en compte les populations.

Propos cellule recueillis par la de communication du CAPAM

 

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