Artisanat minier: Le coordonnateur prescrit le respect des procédures légales

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Le respect des procédures d’installation des sociétés et le regroupement des artisans en coopératives étaient au centre de la visite de prise de contact effectuée par le Coordonnateur  du CAPAM et SON  dans les brigades minières.

Un peu plus de quatre mois après sa nomination à la tête du Cadre d’Appui et de Promotion de l’Artisanat Minier, le Coordonnateur Victor Aristide MIMBANG et son Adjoint Serge Lionel NABONG NABONG, se sont rendus dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua pour une prise de contact avec les artisans miniers et tous les acteurs impliqués dans l’exploitation minière.  La mobilisation était grande à Maiganga, Garoua Boulaï, Bétaré-Oya, Colomine, Ketté et Kambélé. Les nouveaux dirigeants du CAPAM étaient, en effet, très attendus dans les sites, pour remettre de l’ordre, au regard de la multiplication des dérives observées dans le déploiement des sociétés. Dérives ayant entrainées, sur certains sites, des pertes en vie humaines. A  chacune des étapes, les artisans  miniers ont été sensibilisés sur la nécessité de se regrouper en coopératives et sur les risques liés aux éboulements des pentes de puits. Une action qui va être poursuivie par le personnel de terrain dans le cadre de l’accompagnement des artisans et groupes d’artisans. Aux artisans miniers, le Coordonnateur a  précisé que seules des personnes titulaire d’une carte d’artisan minier sont reconnues comme tel aux yeux de la loi et peuvent prétendre à un appui de l’Etat. Le constat fait est que les artisans et populations riveraines ne profitent pas de l’arrivée des sociétés dans leur circonscription, ces dernières se limitant à obtenir des autorisations d’exploitation artisanale auprès des services compétents, voir simplement des lettres de consentement, avant d’imposer lesdits documents aux populations riveraines comme des passes droits. Plusieurs autres problèmes ont été signalés parmi lesquels le non-respect des procédures d’installation par les sociétés de l’artisanat semi-mécanisé ; le refus de payer l’impôt synthétique. Il a, également, été observé que l’activité d’exploitation alluvionnaire est entrain de migrer vers l’exploitation éluvionnaire, à cause de la rareté des espaces. Ce qui demande une logistique plus importante aux sociétés y exerçant. Cette activité pourrait se développer dans l’avenir, sous réserve du décret d’application du nouveau Code minier, qui proscrit les activités semi-mécanisées dans les périmètres des permis de recherche.

Léa NGUELE M

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